Famille ! Que deviens-tu ?

« Faites le dénombrement de toute l’assemblée des enfants d’Israël,

Selon leurs familles, selon les maisons de leurs pères. »

(Nombres 1:2)

Famille qui es-tu ?

Dans le monde biblique, la famille est la cellule de base de la société. Longtemps elle a d’ailleurs constitué la véritable entité juridique. Dans les temps Bibliques il n’y avait pas de nom de famille comme nous l’entendons aujourd’hui. Les gens se nommaient en fonction du nom de leur père. (Jr 1,1-3 ; Jl 1,1) Dans le Nouveau Testament, il est question de Jésus, fils de David, et de Bar-Timée, le fils de Timée (Mc 10,46-48) Les liens du sang étaient indestructibles. La famille était même le fondement primordial de la vie sociale.

La famille fait partie d'un clan qui regroupe tous les descendants d'un même ancêtre. (Nombres 1,17-19,26) Certains peuples continuent à s'identifier à la tribu de leurs ancêtres.

La famille est le lieu normal de l'éducation.

Famille, d’où viens-tu ?

La famille, institution divine

« C'est pourquoi, je fléchis les genoux devant le Père, de qui toute famille dans les cieux et sur la terre tire son nom.» (Éphésiens 3 : l4-l5)

Certains considèrent le mariage sous son aspect purement spirituel, christologique. N’oublions pas que la famille est une institution naturelle, créationnelle. « Dieu créa l'homme à son image : Il le créa à l'image de Dieu. Homme et femme il les créa. Dieu les bénit et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez-vous, Remplissez la terre (Genèse 1 : 27-28)

Famille, comment te composes-tu ?

N’y-a-t-il pas aujourd’hui une atteinte tout particulière à la Vie ? Nous assistons désormais à un assaut généralisé contre la Vie humaine (Avortement, euthanasie, suicide assisté, destructions d'embryons, manipulation du code génétique.) Et que dire de tous ces changements qui sourdent depuis trop longtemps et que nous nous étonnons de voir surgir et se légaliser ! « Les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes. » (Romains 1:27)

Les familles recomposées ayant pour cause l’infidélité, la tromperie ou l’impétuosité et l’explosion des sentiments exacerbés ne seront-elle, dans le temps, parfois décomposées dans une Vie sociale démantelée ? Souvenons-nous de Luc 16:18 « Quiconque répudie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et quiconque épouse une femme répudiée par son mari commet un adultère. »

Famille, Chrétienne, tu es ?

Voici un texte livré à votre réflexion... Que représentera-t-il pour vous ? Un simple casse-tête chinois ! ?

** Homme, âgé de 24 ans, je suis marié à une veuve de 44 ans, laquelle a une fille de 25 ans mais : Mon père a épousé cette fille.

A cette heure, mon père est donc devenu mon gendre, puisqu'il a épousé ma belle-fille.
De ce fait,
ma belle-fille est devenue ma belle-mère, puisqu'elle est la femme de mon père.
Ma femme et moi avons eu en janvier dernier un fils.
Cet enfant est donc devenu le frère de la femme de mon père, donc le beau-frère de mon père. En conséquence, c’est mon oncle, puisqu'il est le frère de ma belle-mère.
Mon fils est donc mon oncle.

La femme de mon père a eu à Noël un garçon qui est également mon frère puisqu'il est le fils de mon père et mon petit-fils puisqu'il est le fils de la fille de ma femme.

Je suis ainsi le frère de mon petit-fils, et comme le mari de la mère d'une personne est le père de celle-ci, il s'avère que je suis le père de ma femme, et le frère de mon fils. Je suis donc mon propre grand-père. **

Cette histoire est déroutante et surprenante, invraisemblable ? Peut-être pas ! Elle n’est peut-être pas affabulation et de caricature elle n’en aurait que l’extravagance sans immoralité car elle ne contient aucun cas d’adultère ou de répudiation. Mais n’est-elle pas le style de prémices de ce que l’avenir nous réserve quand nous sommes témoins de la banalisation de Matthieu 19:8 « C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi. »

Puissions-nous, nous Chrétiens, être vraiment conscients de ce qui nous entoure et se trame, pour ne pas devenir complice ou victime des mœurs de notre temps « C’est en Jésus que vous avez été instruits à vous dépouiller et à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence. » (Ephésiens 4:23)

Famille es-tu pérenne ?

Nous assistons à une demande recrudescente de places dans les maisons de retraite. Les séjours dans ces locaux modernes et médicalisés y sont de plus en plus confortables. Le monde chrétien adhère et lance une vague d’implantations de ces lieux de ‘vie sénioriale’. Il a été écrit : Parmi les problèmes que rencontrent souvent les personnes âgées dans leur vie d'aujourd'hui, l'un d'entre eux – peut-être plus que les autres – porte atteinte à la dignité de la personne : la marginalisation. Et Lévitique nous enseigne : « Tu te lèveras devant les cheveux blancs, et tu honoreras la personne du vieillard. » (19:32) Il est vrai que la personne âgée est plus discrète dans le salon, dans un cadre photo, que dans le fauteuil...Mais nous ne sommes nullement concernés (sic)...

La Bible nous informe que les jeunes filles, les jeunes gens et les vieillards se réjouiront (Jérémie 31:13)... Sans séparation d’âge ?

Ô Famille si tu revenais aux fondamentaux !

Que ton père et ta mère se réjouissent, Que celle qui t’a enfanté soit dans l’allégresse ! (Proverbes 23:25)

*La pensée chrétienne doit édifier ‘une relation familiale’. Il n’y a pas fraternité sans père, depuis la petite famille jusqu'à la grande famille humaine universelle. La Bible révèle que le lien véritable qui joint les hommes n’est autre que le Père, qui est Dieu. Ce Père a une unique et grande famille, l’universelle, celle qui comporte l’ensemble de toutes les petites familles. * (Réf : le courage pour un nouveau Humanisme)

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » (Genèse 1:27)

Cet écrit n’est qu’un balbutiement d’étude sur la Famille.

Famille ! Que deviens-tu ?

La Famille de Dieu, la Trinité et son Eglise -ses enfants- Le corps de l’Eglise ne peut être intégré que lorsque le ‘vieil homme’ est ‘désintégré’ jusqu’à la plus petite particule ; Ainsi en est-il de la Famille si elle s’attache à respecter les commandements originels ... la Famille redeviendra alors comme le veut le Plan Divin... Que de chemin reste à parcourir !

Commentaires

  • géogui, 04/03/2014 00:00

    Cher Ami,
    Après un temps de silence relativement long, tu as frappé un grand coup! Ce texte a le mérite de coller à l'actualité. Je l'apprécie beaucoup. C'est ainsi que je conçois la vie chrétienne. Le message de Dieu garde toute son actualité; Sa Parole est inaltérable et intemporelle. Devant les déviances de toutes natures, il est bon de revenir aux fondamentaux! C'est ce que tu as fait en revenant à la thématique de la famille.
    Il est vrai que les conditions sociales changent sans cesse, mais certaines bouées, certaines bornes ne doivent pas être déplacées pour satisfaire les dérèglements induits par la dépravation des mœurs.
    S'agissant des centres gérontologiques, si les chrétiens y semblent favorables, je peux le comprendre: la grande famille tribale a des difficultés à exister : souvent les enfants sont obligés de s'expatrier, en raison des conditions économiques défavorables , pour faire leur vie; il s'en suit une déstructuration de la famille au sens des temps anciens, où les générations habitaient à proximité les unes des autres, où la solidarité familiale était évidente, où la transmission des valeurs était plus facile, où le regard des grands-parents était vigilant sur les petits-enfants, où la délinquance des plus jeune était presque inexistante... On ne peut revenir en arrière; à nouvelle donne, nouvelle solution: C'est là qu'il faut inventer de nouvelles relations, de nouveaux modes de coexistences, tout en restant dans la lignée de nos principes bibliques, ce qui rend à la Parole de Dieu toute son actualité. Je suis donc pour les centres sénioriaux, bien réfléchis, sans les dérives mercantiles, au détriment de l'humain. Il y a moyen de réinvestir les jeunes dans la problématique de ces centres, surtout s'ils sont conçus par des institutions chrétiennes. Mais évidemment tout cela doit être précédé de réflexions approfondies pour que l'humain, la fraternité, le don de soi...soient sauvegardés. A mon avis, tu as ouvert un immense chantier par ce texte. Je reste persuadé qu'il n'est pas le produit d'un heureux hasard, mais il est l’étincelle, le lumignon d'un grand débat, dans nos milieux évangéliques: Comment accompagner la vieillesse? (avec toutes les déclinaisons conséquentes...)
    Certainement, il y a encore à dire et à écrire sur ce texte; mais je t'ai livré, d'un jet, ce qu'il m'inspire, après l'avoir lu.

    Fraternellement,

  • titi, 04/03/2014 00:00

    Je me rappelle de ce passage biblique « ne te conforme pas au siècle présent ». Peu importe les évolutions qu’il faut plus ou moins suivre à moins de vivre reclus, il ne faut en effet pas transiger avec le non négociable, avec les valeurs de base.
    Par là, je partage pleinement tes paragraphes « famille qui es tu, d’où viens tu, comment te composes tu, chrétienne es tu » mais je porte à la réflexion les pensées suivantes pour ce qui est du paragraphe « Famille, es tu pérenne ».
    Géogui dit que la famille a du mal à exister, souvent les enfants sont obligés de s’expatrier, de faire leur vie avec comme suite une déstructuration de la famille où les générations habitaient à proximité, avec une solidarité…
    Les lieux de vie seniorales renferment plusieurs réalités :
    - les logements médico-sociaux, où les gens gardent une autonomie mais ont besoin de présence logistique plus ou moins forte (aide aux repas, aide aux activités parce qu’ils n’ont plus la force ou le dynamisme nécessaire quant à créer leurs propres loisirs et activités)
    - les résidences service, parce qu’étant seules, ou seules à 2, elles préfèrent habiter dans des résidences où elles seront sûres de trouver du monde et où elles seront rassurées, ou alors parce qu’elles souhaitent un confort matériel sans avoir besoin de se soucier de ces problèmes matériels.
    - les maisons de retraite médicalisés, qui deviennent de plus en plus des lieux très médicalisés où la personne sera bien mieux traitée que si elle devait être avec sa famille, parce que cela devient aussi une question de professionnels.
    - Les hébergements temporaires ou accueil de jour, dont la définition est contenue dans les appellations elles mêmes, qui sont des structures de répit, pour soulager les aidants parfois fatigués.
    Il faut distinguer structure de substitution familiale ou l’habitat collectif vient remplacer un peu la famille, qui n’est plus là, à tort ou à raison (éloignement pour raisons économiques, …), et structure de besoin familial, de complément, avec la famille, où la famille a besoin de professionnels pour l’aider.
    Il faut veiller à ne pas culpabiliser des familles qui n’ont pas les moyens médicaux autrement que de confier leur parent.
    La distinction dans le texte peut paraitre à ce titre justifiée. Comment la faire apparaître sans alourdir le texte n’est cependant pas chose aisée, je te la laisse.
    Ma réflexion vient de toutes les personnes culpabilisées à tort que je peux rencontrer.
    Un Directeur d’Éhpad

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