« O Dieu… Voici tes ennemis s’agitent… Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse… Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël ! » (Psaume 83/1 à 5) Ce psaume nous présente les ennemis d’Israël comme étant des ennemis de Dieu.

Peuple choisi par Dieu pour être son témoin parmi les nations, le peuple Juif a toujours été sur la liste noire du diable. Cinq siècles avant Jésus-Christ, un certain Haman avait déjà comploté l’extermination du peuple Juif : « Haman dit au roi Assuérus : Il y a dans toutes les provinces de ton royaume un peuple dispersé et à part parmi tous les peuples, ayant des lois différentes de celles de tous les peuples… Il n’est pas dans l’intérêt du roi de le laisser en repos. Si le roi le trouve bon, qu’on écrive l’ordre de les faire périr… Il voulait détruire tous les Juifs qui se trouvaient dans tout le royaume d’Assuérus. » (lire Esther 3) Le récit biblique nous montre la souveraineté de Dieu, la merveilleuse délivrance que Dieu accorda à son peuple. Il nous montre aussi que toucher à Israël, c’est toucher à la prunelle de l’œil de l’Eternel. (Zacharie 2/7-8)

L’antisémitisme (racisme dirigé contre les Juifs) n’est malheureusement pas mort avec Haman, mais il s’est poursuivi au cours des siècles, pendant le Moyen-Age par des conversions forcées, des spoliations, des expulsions et des massacres. Il se déchaîna à la fin du 19ème siècle dans plusieurs pays, et particulièrement pendant la seconde guerre mondiale, sous le régime d’Hitler avec la Shoah qui vit périr six millions de Juifs dont un million et demi d’enfants dans les chambres à gaz et les fours crématoires des camps d’extermination.

La France n’a malheureusement pas été épargnée par cette haine des Juifs. La célèbre « Affaire Dreyfus », cet officier français d’origine juive, faussement accusé de haute trahison par des officiers antisémites, et qui fut condamné le 22 décembre 1894 au bagne à perpétuité sur l’île du Diable en Guyane française. Dans son fameux « J’accuse… » Emile Zola parle « d’un prodige d’iniquité, d’une machination de militaires antisémites. » Ce n’est que douze ans plus tard que son innocence fut officiellement reconnue. Il fut réintégré dans l’armée avec le grade de chef d’escadron le 13 juillet 1906. Cette « Affaire Dreyfus » fut accompagnée d’une vague d’antisémitisme qui inspira à Théodor Herzl, correspondant à Paris d’un journal viennois, l’idée d’un Etat Juif.

« Exterminons-les… » C’est le langage qu’on entend encore aujourd’hui. On se souvient de cette affiche avec ce slogan : « Tous les Juifs à la mer » et plus récemment, de ce chef d’Etat qui, à la tribune de l’ONU à New York, n’hésita pas devant les médias du monde à déclarer publiquement : « Il faut rayer Israël de la carte ».

Mon propos ne se veut ni polémique ni politique, mais en tant que chrétiens, nous devons considérer la situation actuelle du Moyen-Orient et en particulier du pays d’Israël, non seulement à la lumière de l’histoire, mais aussi des Saintes Ecritures.

Nous savons très bien, par les Saintes Ecritures, que toutes les nations finiront par se liguer contre Israël : « Toutes les nations de la terre s’assembleront contre Jérusalem » (Zacharie 12/3) Mais Dieu interviendra puissamment pour délivrer son peuple, le jour où « ils tourneront leurs regards vers celui qu’ils ont percé » (12/8), « L’Eternel (Jésus-Christ) paraîtra, il combattra ces nations… Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des Oliviers…L’Eternel viendra et tous ses saints avec lui… et L’Eternel sera roi de toute la terre. » (Zacharie 14) Jérusalem deviendra alors la capitale spirituelle mondiale (Zacharie 14/16). L’Ecriture nous enseigne qu’Israël, loin d’être exterminé par ses ennemis, sera, par le Messie, rétabli pour accomplir sa destinée dans le Royaume du Messie, notre Grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Israël a encore un avenir glorieux devant lui.

Car, malgré ses infidélités, Dieu n’a jamais cessé d’aimer son peuple. « Je ramènerai leurs captifs, et j’aurai pitié d’eux » (Jérémie 33/26) « J’aurai pitié » l’héb. « racham » signifie : avoir compassion, aimer profondément, avoir une tendre affection. « Je suis plein d’amour pour eux, et je vais les rétablir. » (F.C.)

Cette parole de Dieu : « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront » (Gen. 12/3) qui est adressée à Abraham et par extension à ses descendants, donc à Israël, reste valable encore aujourd’hui.
Etre chrétien, animé des sentiments de Jésus, c’est prier pour Israël son peuple, et pour son salut, c’est « Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t’aiment jouissent du repos ! » (Psaume 122/6), et demander la paix de Jérusalem, c’est rejoindre la dernière prière de la Bible : « Amen ! Viens Seigneur Jésus ! (Apoc. 22/20)

Toutefois, n’oublions pas que « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2/4) Dieu n’est pas raciste, et le chrétien, animé des sentiments de Jésus-Christ, ne l’est pas non plus. Au ciel, il y aura « une foule que personne ne peut compter, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toute nation. » (Apoc. 7/9) qui célèbrera la gloire de notre Grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ.