Dimanche dernier, j’ai voté pour la fermeture de l’église; pas malicieusement ni intentionnellement peut-être, mais par négligence ou par indifférence.
J’ai voté pour la fermeture de ses portes et aussi afin que son témoignage et ses témoins soient réduits au silence. J’ai voté pour la fermeture de la bible, qui nous a été donnée après des années de luttes marquées par le sang des martyrs, afin que nous puissions la lire librement.
J’ai voté pour que notre pasteur s’arrête de prêcher sur les vérités puissantes de la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
J’ai également voté pour la fermeture de l’Ecole du Dimanche afin que les enfants ne puissent plus entendre les histoires de la Bible ni chanter de leur petite voix fluette.
J’ai voté pour qu’on entende plus la chorale et la communauté chanter des actions de grâces.
J’ai voté pour que chaque missionnaire soit rappelé chez lui et que chaque prédicateur indigène soutenu par l’église soit abandonné, pour que chaque hôpital, chaque école, chaque dispensaire dépendant de l’activité missionnaire de l’Eglise soient fermés.
J’ai voté pour que les plans de la Mission Intérieure soient abandonnés et que l’influence pour tout ce qui est bon, ce qui est juste, ce qui est vrai dans notre communauté soit annihilé.
J’ai voté pour les ténèbres de la superstition, pour la dégradante influence du péché ; pour que l’ignorance et la malédiction du gain égoïste pussent mettre de nouveau leurs fardeaux d’infamie sur les épaules déjà surchargées de ce pauvre monde.
Car voyez-vous, j’aurais pu aller, et j’aurais dû aller, mais je ne l’ai pas fait. J’avais négligé d’aller au culte, dimanche dernier.

« N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns » (Hébreux 10/25)
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