« Mon corps n'était point caché devant Toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, Tes yeux me voyaient et sur Ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux n’existât ». (Psaume 139-15/16)

Le temps s’écoule, immuable... Il voit naître, vivre et mourir… Naître, vivre et mourir. Telle la vague de l’océan il saisit, déroule et rejette. Sommes-nous donc tous appelés à naître, vivre et mourir ? Cette question peut surprendre !  Ces lignes sont bien mélancoliques. Et pourtant combien vivent mal leur naissance, combien vivent mal leur vie…et combien ‘vivent mal leur mort’ dans ce 21éme siécle après Jésus Christ ? Certains aspirent à la mort comme délivrance et en franchissent le seuil.

La mort est inéluctable … Il faut un jour ou l’autre en finir avec son enveloppe charnelle. Nos jours sont comptés ! L’athée, dans sa suffisance, défie la mort (de son bon vivant) mais quand il est seul au bout du chemin, nul ne voit son vertige au bord du précipice…au dernier centième de seconde de sa vie. Le croyant non pratiquant dans son ignorance s’en remet à une simple expectative. Le chrétien, au seuil de la mort, a remis son âme à son sauveur pour l’Eternité. Pour lui le grand saut n’est pas vers l’abîme mais une ascension. (Vers le Ciel.) Faudrait-il redire que le chrétien ne craint pas la mort (ne le devrait pas) mais qu’il y a toujours une appréhension à laisser la vie que, ‘quand même’, Dieu lui a prêtée…« L'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l'homme devint un être vivant. » Genèse 2/7

Le titre de ces pages : ‘Autodestruction’, suffit à lui-même à parler en ces lignes de la mort. Nous appuierons cependant cette action néfaste qu’est de s’autodétruire. Se détruire soi-même ! Développons et nous constaterons, peut-être, que certaines de nos actions (conscientes ou pas) relèvent malheureusement de ‘Une fin de vie volontaire’.
Ce que nous appellerons ‘La fin de vie volontaire’ découle souvent de la méconnaissance ou de l’insouciance. En cause, toutes les addictions sont concernées et le ‘statut’ de chrétien n’est pas un rempart en soi. Que celui qui est sans faute jette la première pierre.

Les drogues, le tabagisme, l’alcoolisme sont des fléaux qui détruisent la vie, l’être tout entier, corps-âme-esprit : ‘Une fin de vie volontaire’. Le chrétien de nouvelle naissance en est délivré. Bien que… ! « Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation ; l'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » Marc 14/8

Il arrive que des chrétiens, se lassent de leur vie d’ici-bas et passent à l’acte ‘volontaire’ d’arrêter le cours de leur vie. Soyons responsables et employons ce terme si décrié dans nos églises : Le suicide.  
Cet article essaie de répondre à certains lecteurs de ce site qui posent la question : « Que penser du suicide du chrétien ? Et le Rôle de l’église ?»
Le suicide.Il faut savoir que le suicide revêt maintes formes. Il n’y a pas un, mais ‘des’ suicides :
Le suicide ‘fataliste’ est celui de l'individu devant un destin muré.(rupture sentimentale-pronostic vital engagé)
Le suicide ‘altruiste’ dans les sociétés où l'intégration est suffisamment forte pour nier l'individualité de ses membres. L'individu est tellement absorbé dans son groupe que sa vie ne peut exister en dehors des limites de ce groupe. (Sectes-embrigadement)
Le suicide ‘égoïste’ se produit dans les sociétés où  l’intégration est faible. Ces sociétés sont trop déstructurées pour fournir un motif valable d'existence de qualité à certains de ses individus. (Sdf-chômage)
Le suicide ‘infantile’ : L’enfant, le très jeune enfant (5ans…) ne met pas fin à ces jours. Il se réfugie dans le suicide afin de résoudre son problème qui est généralement d’ordre affectif. La mort n’est-elle pas banalisée où qu’il pose son regard ? Les super héros de son quotidien ne se relèvent-ils pas toujours ? La mort n’est alors pas une fin mais une solution… pour lui.
Le suicide est rarement un acte lucide. Souvent il est la conséquence fatale d'un désordre psychologique dans lequel se trouve entraîné le sujet. Dieu ne pardonne pas le suicide, mais Il pardonne le suicidé, probablement... qui est en fait le plus souvent victime. Le suicide est parfois un geste obsessionnel dans lequel la responsabilité n’est pas intacte. Ce peut-être  la suite d'une asthénie, d’un abattement, d’une dépression mais aussi un choc émotionnel puissant qui sont de vraies maladies. Ainsi, peut-on désirer la mort, faute d’une confusion psychique ! ? Se donner la mort à cause d’une peine extrème relève de la pathologie tout comme on meurt d’accident, fautif ou pas. Est-on coupable de mourir d'une dépression ou d'un trouble psychique ? Au 4ème siècle le suicide, non reconnu par ‘la grande église’, le devenait lorsque la ‘victime’ (défunt) était manifestement folle. Dans la plupart des cas, le suicide s'intègre à l'évolution d'une pathologie psychiatrique, le plus souvent à un état dépressif. (Latent,instantané ou durable) La médecine neurologique (permise par Dieu) le démontre scientifiquement.
Mais nous ne devons jamais oublier que Dieu interdit le meurtre sous toutes ses formes. Le suicide évoque une révolte contre les commandements de Dieu. Le sixième commandement dit clairement : « Tu ne tueras pas » (Exode 20/13). Ce commandement implique l'obligation de ne pas commettre de meurtre ni de suicide ! D’autant que l'Homme a été créé à l'image de Dieu (Genèse 1/26).
Le suicide est-il le manque de confiance profonde en Dieu ? Le suicide au ‘nom de Dieu’ est évidemment irrecevable. Ainsi que celui dû au refus de souscrire à la médecine. (nous ne parlerons pas du problème d’euthanasie.)
Que se passe-t-il donc au dernier instant ? Mille ans sont comme un jour pour Dieu…Ce moment du passage de la vie à la mort, que nous ne pouvons quantifier lors d’un suicide, est-il le ‘temps de Dieu’ pour son enfant à qui Il a fait la promesse de toujours veiller sur ses pas ? Les voies de Dieu sont impénétrables…
Cet article ne répond pas totalement à la question posée…Mais n’est en aucun cas une ode au suicide. C’est un appel à la vigilance quant à la fragilité de l’être charnel. Cette réflexion se veut pleine de miséricorde et un appel à se confier, tôt-très tôt-Toujours en DIEU.  
Mais aussi que dire de celui qui aime les bons repas et ne se soucie plus de sa santé : « Oh, pour 1 fois…2, 3, 4, (50 fois…) C’est bon, le cholestérol attendra. » Et les artères aussi et le cœur de même… Ok, il faut vraiment abuser… mais un petit verre d’alcool accompagne tellement bien ces mets succulents. Sommes-nous tous certains d’être hors d’atteinte ? Vraiment sûrs… au point de prendre le volant en famille ! L’alcool inhibe la raison et trouble l’entendement. « Le vin est moqueur, les boissons fortes sont tumultueuses. Quiconque en fait excès n'est pas sage.» Proverbes 20/1
Voilà  ‘lerdami’ en sécurité routière ! « Mais non pas moi ! » direz-vous. Au vu de rencontres amicales ou familiales, nous pourrions trembler. (Et l’éthylotest virer.) Soyez assurés que ce n’est pas là une boutade. Dans ce contexte le chrétien s’autodétruit. S’il survient, l’accident devient alors un suicide involontaire mais néanmoins un suicide et pour d’éventuels tiers, même un assassinat. L’église procèdera à l’inhumation.
Chrétien, sache que Croyance ne rime pas avec suffisance ni Connaissance avec arrogance. Tu es un Grâcié, fais donc grâce au pécheur. Grâce à celui qui ne la connait pas ou n’a pas encore été touché par cette Grâce. Et dans le cadre de notre réflexion faire grâce à celui qui semble s’en être privé à tout jamais !
Toute chose n’est pas dévoilée. Ne soyons pas juge sans prescience, nous risquerions de nous heurter au Jugement de Dieu. Ne statuons pas sur des a-priori.
Et le rôle de l’église ? Dans la bible les cas mentionnés sont des suicides où les touchés s’étaient éloignés de Dieu. Peut-on en tirer une conclusion hâtive ? Comme pour les ‘rétrogrades’ (quel vilain mot) que l’on disqualifie pour la dernière course ! La responsabilité des anciens, si ce n’est de toute l’assemblée, n‘est-elle pas engagée ? Dans ces cas de détresse extrème comme il est nécessaire que le pasteur soit aussi un Berger qui connaisse intimement chacune de ses brebis. Restons proches de nos dirigeants spirituels. S‘il est une situation où le discernement est impératif (divin) c’est bien celle de l’acte du suicidé afin qu’en notre âme et conscience la bonne ordonnance soit prise ! Est-il besoin de préciser : Avant que le malade passe à l’acte ou avant même qu’il ait l’idée d’un tel acte ! Combien de personnages dans la bible n’ont-ils pas eu des ‘idées noires’ ? Etait-ce forcément un manque de foi ? Sont-ils devenus des pestiférés ? Le Chrétien anéanti n’est pas damné !
Le suicide n’est pas une solution, les idées noires sont bien des idées à bannir mais le chrétien qui en a, ne doit pas être excommunié. Bien au contraire. Dieu le voit comme Il voit notre comportement et donc notre responsabilité.
Toi qui passe par la tourmente sache qu’il ne faut jamais, ô grand jamais abandonner : « Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : Ta houlette et ton bâton me rassurent. » Psaumes 23/4

Tu peux prier, crier : « Que les flots ne m'inondent plus, Que l'abîme ne m'engloutisse pas, Et que la fosse ne se ferme pas sur moi ! Exauce-moi, Éternel ! car ta bonté est immense. Dans tes grandes compassions, tourne vers moi les regards. » (Ps 19/15-16)

Dieu connait notre destinée « Tes yeux me voyaient et sur Ton livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux n’existât. » (Ps.) Dieu est omniscient, Il connait la destinée notre prochain que nous soutiendrons avec Amour pour l’accompagner sur le bon choix de Vie.
Nous sommes et resterons acteurs de notre vie et un peu de celle de nos proches.
Petitement nous n’avons fait qu’effleurer le sujet sans y apporter une réponse précise et les pensées partagées n’engagent que moi.
Bien à Vous, à Toi.    

Commentaires

  • Le Drom., 18/10/2011 00:00

    Bonjour cher Lerdami,

    Mettre fin à ses jours, voilà qui donne à réfléchir et aussi à nous placer devant Dieu.
    Comme tu le dis si bien certaines personnes de par leurs excès, leur ignorance de ce qui peut détruire la santé, tabac, drogue, alcool, abrègent certainement leur espérance de vie !!!!
    Il y a aussi la pollution, le nucléaire, les médicaments qui tuent aussi, hélas tout ceci est d’une réalité de chaque jour.
    Mais il y a aussi la souffrance d’un homme d’une femme en fin de vie et qui et oui se donne la mort, il y a ce jeune homme, cette jeune fille désespéré parce pour lui pour elle l’avenir est bien sombre après beaucoup d’effort de travail pour apprendre un métier et voilà pas d’embauche et c’est l’irréparable qui est commis.
    Qui suis-je pour juger, pour prendre parti, laissons notre Dieu, qui de tout mon cœur je suis convaincu que lui connaît le pourquoi le cœur de celui de celle qui en arrive à être dans un état de déprime tel, que mieux vaut en finir avec la vie. Oui je crois que Dieu peut sauver, lui seul est souverain et je bénis son non pour cela. Bien sûr cette pensée n’engage que moi.
    Soyons présent devant le malheureux, indulgent devant celui qui boit, qui se drogue il y a sûrement une raison, prions pour eux et surtout ayons pour chacun les sentiments que Jésus a pour nous même.
    Que Dieu nous bénisse

  • eveline, 18/10/2011 00:00

    Bonjour Lerdami - Tu touches là à un vaste débat ! ‘La fin de vie volontaire’ découle souvent de la méconnaissance ou de l’insouciance ». Oui, tout à fait ! L'être humain aurait-il un esprit suicidaire inconscient...? qui le pousse souvent à agir contre son bien. Se laisser entraîner volontairement vers ce qui fait mal, montre qu'il a besoin de « se remplir », il a un manque profond, difficile à définir. Hors, ce manque est un manque de Dieu, qu'il soit chrétien ou pas. L'athée ne veut pas le reconnaître, et le chrétien culpabilise. Rien ne peut compenser ce manque, aucune drogue, aucune distraction. La Présence de Dieu est un besoin vital. De même qu'on ne peut pas vivre sans respirer, on ne peut pas vivre sans Dieu. L'être humain se leurre en pensant pouvoir le faire, et il devient la proie des forces adverses. Le manque d'amour, le manque de communication, le manque d'aide peuvent mener au suicide. La dépression, les idées noires sont des maladies qu'il ne faut pas sous-estimer et qu'il faut traiter, personne n'en est à l'abri et nous pouvons tous en être atteint un jour où l'autre. Soyons vigilants ! L'autodestruction est un fléau qu'il faut savoir dépister avant qu'il ne soit trop tard.... Que Dieu nous ouvre les yeux et le coeur !

  • Doreen, 20/10/2011 00:00

    Hey, you stated in a much more direct way what I was trying to communicate, thanks, I will recommend your site to my friends.

  • Geogui, 22/10/2011 00:00

    Texte très riche!Plusieurs lectures,à mon avis,sont nécessaires pour en tirer toutes les leçons.Au premier abord,certaines affirmations peuvent surprendre; un exemple:Dieu ne pardonne pas le suicide, mais il pardonne le suicidé, probablement...qui est en fait le plus souvent victime.
    Pour ce qui est de la première affirmation, j'y souscris.Pour la seconde, elle est pondérée par l'adverbeprobablement.Nous n'en sommes pas sûrs,en effet! Les circonstances,l'état mental du sujet nous échappant,nous serons incapables de nous prononcer! Deux cas bibliques me viennent en mémoire:celui de Saül,premier roi d'Israël qui,pour ne pas subir l'humiliation d'une exécution par ces incirconcis...prit son épée, et se jeta dessus. (1 Samuel 31:4).Ce fut un acte réfléchi,fait en toute possession de ses capacités mentales. Le deuxième cas: Judas,l'apôtre qui a trahi le Seigneur.Il éprouva le remord d'avoir livré son maître,mais il alla se pendre. Là encore,il fut en pleine possession de ses facultés mentales.Qu'en conclurons-nous? Je vous laisse y réfléchir! Je dois reconnaître que, poursuivant sa réflexion,Lerdami nous a bien répondu à la question soulevée par la phrase que j'ai relevée.
    Il a raison d'attirer notre attention sur le suicide volontaire auquel chacun de nous peut aboutir quand nous ne faisons pas preuve de retenue dans la consommation excessive de ce qui peut nuire à notre santé.Il a raison de rappeler l'assistance mutuelle dont nous devons faire preuve,en tant que chrétiens,membre du corps de Christ.
    Je m'excuse d'avoir été aussi long, mais je dois dire que les réflexions de notre amisont toujours très intéressantes.

  • titi, 22/11/2011 00:00

    Un merci à lerdami pour contribuer à nous tenir éveillé, afin de ne pas agir telles les vierges folles de la bible, qui ont raté l'époux parce qu'elles s'étaient endormies. Elles n'avaient pas fait le plein de combustibles qu'est la relation avec le saint esprit.
    Les commentaires appellent également la réflexion.
    Le commentaire de géogui laisse l’envie d'une discussion que j'aimerais partager, entre frères. Saul était il en pleine possession de ses capacités mentales ? La bible n'est pas un conte mais bien des faits réels. Peut on penser que Saul, après un combat à mort, après une guerre sanglante, et que les us d'alors et son imagination lui laissait présager une captivité pour le moins éloignée des conventions de Genève, était en pleine possession de ses facultés?
    Jusqu'à quel point les capacités mentales sont vierges et à partir de quand ne sont elles plus que le fruit de l'environnement. C'est bien le sujet que lerdami semble avoir voulu développer.

  • Geogui, 22/11/2011 00:00

    A Titi.
    Pris à des occupations familiales très sérieuses,je serai incapable de faire un long développement ici, à destination de mon frère.Le partage auquel il m'invite sera différé.Cependant,je lui conseillerai de continuer à lire ,dans 1 Samuel,tous les chapitres concernant le roi Saül; il découvrira certainement, que même si le premier roi d'Israël était pris périodiquement d'accès de folie, il avait aussi des moments de lucidité, durant lesquels il donnait libre cours à toute la méchanceté de son coeur.
    Fraternellement!

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