Quand Antonio Stradivarius fabriquait son violon, il se disait : Dieu a besoin de violons pour répandre sa musique à travers le monde, et s’ils ont le moindre défaut, la musique du Seigneur en sera altérée. Il se jura donc de ne jamais laisser sortir de ses mains un violon dont la sonorité ne serait pas parfaite.


A force de travail, il put amasser assez d’économies pour avoir à Crémone un magasin à lui et, dès lors, les violons qui y furent fabriqués portèrent son nom. Jour après jour, Antonio travaillait, s’appliquant à obtenir un peu plus de perfection sur chaque instrument. Le temps passa et Stradivarius dut un jour rendre compte de sa tâche au Maître de ses jours…


Il y a trois siècles de cela, et depuis lors des milliers de violons sont sortis des ateliers de très bons luthiers, mais jamais aucun d’eux n’a pu atteindre, de loin, la réputation d’un Stradivarius. Aujourd’hui, quelques-uns des instruments fabriqués par le maître existent encore et ils sont sans prix. Ils sont tellement supérieurs à tous les violons, qu’on envie fort les artistes qui les possèdent.



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