« Ci-gît un fameux cardinal Qui fit plus de mal que bien Le bien qu’il fit, il le fit mal Le mal qu’il fit, il le fit bien »
Cet homme, d’abord destiné par sa mère à porter l’épée, est ensuite invité à suivre un enseignement théologique. Sacré rapidement évêque à 21 ans, le Pape Paul V dit de lui : « ce garçon sera un grand fourbe. » Richelieu, en effet, lui avait avoué avoir antidaté son acte de baptême, pour être sacré.
Tout en donnant à ses administrés l’image du bon pasteur, l’ambition mondaine et la soif de pouvoir ne le quittent pas, l’amenant d’abord, dans son impatience, à commettre des erreurs…
Sa prise de position en faveur du pouvoir absolu du Pape attire la bienveillance des « ultra-catholiques », ceci étant encore loin de le satisfaire. Ayant fait serment d’allégeance à Concini, un homme fourbe et cupide arrivé au pouvoir après la mort du roi Henri IV, il devient, en 6 ans, député, aumônier de la jeune reine, secrétaire des commandements de la reine mère et secrétaire d’Etat à la guerre et aux affaires étrangères. Imbu de sa supériorité, il échoue dans ce dernier domaine, s’attirant le mépris et la colère du roi qu’il avait oublié, dans son ambition. Il s’exile à Avignon.
Rappelé auprès de la reine, il reçoit promesse du chapeau de cardinal, pour service rendu. La chose faite à 37 ans, il fait preuve d’une grande persévérance : hypocrisie, compromis, intrigues, infidélités, mensonges, calomnies, diffamation… La violence de ses oppositions vient à bout de la résistance du roi : Richelieu est admis au conseil.
…la poursuite de sa politique intérieure et étrangère exige, y compris dans l’intérêt du roi, que son ministériat devienne dictature : bataille à La Rochelle, attitude anti-espagnole et anti-huguenote. On conspire contre lui, mais il mate rapidement les révoltes par des condamnations à mort et une tyrannie sanguinaire…et ceci jusqu’à sa mort, où il lègue, à ses successeurs, les finances dans un triste état.

Même en ne niant pas l’exceptionnelle lucidité de cet homme d’Etat par excellence, comment peut-on accorder sa sympathie à ce personnage dur et altier, qui manifeste toute sa vie un profond mépris d’autrui, et qui s’empare du pourvoir au prix de mille contorsions ?

Il ne peut pas en être ainsi du chrétien né de nouveau et rempli du Saint-Esprit. Dieu nous invite à manifester la douceur, l’humilité et la paix ; que ce soit entre nous et envers tous. Le mépris d’autrui , la soif de pouvoir et d’argent ne peut pas être le panache auquel on pourrait nous reconnaître. Partout et en tout temps, nous devons exhaler la bonne odeur de Christ, la sienne. Jésus nous a donné un exemple afin que nous le pratiquions : d’abord l’intérêt pour le salut des âmes.
Une recherche effrénée et orgueilleuse du pouvoir ne mène qu’à la mort. Même l’histoire contemporaine nous le montre. Nous ne devons pas nous tromper sur notre position et sur le combat que nous menons : ils sont l’un comme l’autre spirituels.

ET NOUS NE POUVONS PAS Y RENTRER AVEC NOTRE CHAIR.
Ceux qui se félicitent de servir Dieu et qui sont toujours à la recherche d’une autorité ou d’un pouvoir quelconque, montrent eux-mêmes qu’ils ne sont pas rentrés dans les promesses et dans l’œuvre de Dieu, puisqu’ils cherchent d’une manière charnelle (en causant parfois des dégâts autour d’eux) ce qu’ils pourraient obtenir simplement, comme une grâce du Seigneur.
Nous sommes cohéritiers avec Christ et sommes assis avec lui dans les lieux célestes ; et c’est d’abord parce que Dieu l’a voulu ainsi. Nous n’avons donc pas besoin de forcer les portes : c’est Dieu lui-même qui nous les ouvrira ; et personne ne les fermera (Apo 3.7). Soyons attentifs…
Notre combat est décrit dans Ephésiens 6.12-13. A lire et pratiquer sans modération !
Et dans ce combat, même quand nos forces sont épuisées nous pouvons encore lire que Dieu a quand même le dernier mot (Za 4.6-7 / Es 59.19). Et quoiqu’en dise ses détracteurs, le Saint-Esprit, c’est quelqu’un !
Nos projets sont-ils réellement ceux de Jésus ? Avec qui faisons- nous alliance pour arriver au bout de ceux-ci ? Avec notre chair ? Ou avec le Saint-Esprit ? Lisons Galates 5.16-26, choisissons bien, et prenons position dans le bon combat, celui de la foi et de la prière (Eph 6.18).

Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » Galates 5.16
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