Lecture : Psaume 18 versets 1 à 7

Dans certaines versions ce Psaume est intitulé : Reconnaissance après la délivrance.

C'est vrai que le début du texte nous brosse le tableau d'un homme (ce pourrait être une femme) qui est fortement éprouvé.

Mais l'auteur ne commence pas ce Psaume en exposant seulement ses problèmes mais en rendant témoignage de la fidélité de Dieu pour délivrer celui qui se confie en lui.
Verset 4 → témoignage délivré à autrui: «Loué soit l'Éternel »
Verset 2 → plus intime, adressé à Dieu : «Je t'aime, Éternel »

Cela peut nous rappeler  la prière  au père de Jésus dans Matthieu chapitre 6: l'hommage à Dieu est rendu avant toutes choses.   →  Dieu en premier !
Et c’est bien dans cet ordre là que les choses doivent être faites.

 

Remarquons dans notre lecture la richesse descriptive de ce que représente Dieu dans nos difficultés :
Verset 2 :       Ma force
                        Éternel
                        Mon rocher
                        Ma forteresse
                        Mon libérateur
                        Mon Dieu
                        Mon rocher
                        Un abri
                        Mon bouclier
                        La force qui me sauve
                        Mon rempart

Comme il est rassurant de savoir que nous avons un Dieu si puissant dans nos difficultés !

Mais attention, l'intervention divine n'est pas obligatoirement automatique.
Certes le Seigneur veille sur nous et nous préserve du malheur (Psaume 34 : « L'ange de l'Eternel campe autour de ceux qui le craignent..) mais lorsque le Seigneur permet une épreuve, allons-nous attendre que les choses se passent toutes seules ?


S'il est dit dans le livre des lamentations qu'il est bon d'attendre en silence le secours de l'Eternel cela ne veut pas dire qu'il faut être fataliste et attentiste mais qu'il ne faut pas se plaindre et gémir comme si nous n’avions pas d’espérance.

 

 Dans l'épreuve il est bon de crier à l'Eternel.
Verset 4: «Loué soit l'Eternel, je crie à lui et je suis délivré de mes ennemis.»
Verset 7: « Dans ma  détresse j'ai invoqué l'Eternel, j'ai crié à mon Dieu.»

Non pas crier pour manifester notre incompréhension ou notre rébellion mais nous adresser au Seigneur pour Lui montrer que nous plaçons notre pleine confiance en Lui et qu’humblement nous remettons tout entre ses mains.


Quelques soient les attaques, aussi dévastatrices qu'elles puissent être, gardons en mémoire que nous ne sommes pas seuls et que nous avons un grand Dieu.

Les termes utilisés pour exprimer l'épreuve endurée sont forts:
            Les liens de la mort m'avaient environné
            Les torrents de la destruction m'avaient épouvanté
            Les liens du sépulcre m'avaient entouré
            Les filets de la mort m'avaient surpris  (Segond 21 : les pièges)

Mais la réponse divine, à partir du
verset 8 est extraordinaire.


Versets 8 à 17
Souvent, dans l'attente de la réponse de Dieu, nous avons tendance à penser que Dieu prend son temps et qu'Il agit tranquillement voire faiblement.

Mais réalisons que lorsque l'épreuve est là pour former un enfant de Dieu,  il y a des combats spirituels impensables qui se déroulent dans les lieux célestes. Et le Seigneur n'est pas spectateur : Il combat.


L'épreuve que le chrétien endure est là non seulement pour le faire grandir dans la foi mais également pour que la gloire de Dieu soit manifeste sur terre et dans les cieux.

Rappelons-nous l'exemple de Job.


Le chapitre 1 nous révèle un homme intègre.
Mais le chapitre 42 nous montre que Job a grandi au travers du chemin d'épreuve par lequel Dieu l'a fait passer.
Verset 5 : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; Mais maintenant mon oeil t'a vu. C'est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre. »

Et quand on poursuit la lecture de ce chapitre 42 on voit que Dieu lui fait offrir des sacrifices pour le pardon de ses prétendus amis.
 Et que c'est lorsqu'il obéit qu'il est rétabli dans sa condition initiale. (Verset 10)

 

Job a grandi dans le pardon vis à vis de Dieu mais aussi dans le pardon vis à vis des hommes.

Le passage du verset 8 au verset 16 décrit un combat formidable où notre Dieu est révélé comme le grand vainqueur sur tout ennemi de nos âmes.

Verset 17 : « Il étendit la main d'en-haut, il me saisit, il me retira des grandes eaux. »


Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu'Il veut (Ps 115 v 3)

 

Soit Dieu nous retire de l'épreuve comme des grandes eaux, soit Il nous aide à la traverser.
Mais dans tous les cas Il nous forme pour son service.



A suivre…le soldat de Dieu.

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