Quelle Erreur ! (bis)

« Vous êtes dans l’erreur,
Parce que vous ne comprenez
Ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. »
(Matthieu 22:29)

Dans l’article précédent ‘’ Quelle erreur ! ’’, Nous disions : « Mais qui ne se trompe jamais ? Aucun de nous n’est-il à l’abri de l’erreur ? »
Certes, personne n’étant parfait, commettre une bévue reste toujours plausible. Et reconnaître son erreur, la corriger et en réparer les conséquences (le tout rapidement) n’est pas pécher… lorsque cette bourde, cette inexactitude ne sont pas volontaires… uniquement, involontaires.
Une des définitions de ‘‘commettre une erreur’’ est : ‘’Se rendre coupable d'une faute’’. Intentionnelles, certaines erreurs peuvent devenir un délit et même un crime aux yeux de la loi humaine…nous sommes loin de l’incorrection ! Qu’en est-il aux yeux de la Loi de Dieu ?

Mais de quelles erreurs parlons-nous ?

« Mais je n’ai ni tué ni volé ! » Dira la majorité d’entre nous… Non, mais « il n’y a sur la terre point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. » (Ecclésiaste 7:20)

Mais commettre une erreur est-ce réellement pécher ?
Notre ‘belle langue de Molière’ (sans sous-estimer les autres) nous apprend que l’erreur est un égarement et même une déviation. Elle peut être faute, faiblesse et aberration. De faux raisonnements en contresens, elle est irrégularité et inexactitude. L’erreur de l’omission épouse la faiblesse et la compromission. Elle peut devenir privation et tords pour Autrui ! Parlerons-nous de Péché ? Parlerons-nous d’iniquité ? « Jusques à quand jugerez-vous avec iniquité, Et aurez-vous égard à la personne des méchants ? » (Psaumes 82:2)

Mais commettre une erreur est-ce réellement pécher ?
Le jugement hâtif et l’indifférence sont-ils des erreurs volontaires…involontaires ? Suis-je toujours ‘Amour’ avec mon prochain et commets-je l’erreur de ne pas voir le ‘Mal’ là où pourtant, il est ?
Ne suis-je jamais critique envers celui qui n’est pas moi, comme moi ?
Mais de quelles erreurs parlons-nous ?

N’ai-je jamais condamné le péché sans blâmer le pécheur ? Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté. (Galates 6:1)

Il serait dérisoire de vouloir dénombrer nos erreurs, les comprendre, les analyser sous toutes leurs formes…mieux vaut dire avec Job : » « Quel est le nombre de mes iniquités et de mes péchés? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés ». (13:23)

L’erreur est inévitable : « L’erreur est humaine, le pardon divin. » (Alexander Pope)
Mais aussi, combien d’erreurs seraient évitées si notre environnement était saint : « Nous, nous sommes de Dieu; celui qui connaît Dieu nous écoute; celui qui n’est pas de Dieu ne nous écoute pas: c’est par là que nous connaissons l’esprit de la vérité et l’esprit de l’’ERREUR. » (1 Jean 4:6)

« Si la Vérité paraît affligeante elle reste préférable à une ‘erreur utile’…car la vérité, elle seule, guérit le mal. »

« On doit distinguer entre l’erreur toujours à rejeter et celui qui se trompe, qui garde toujours sa dignité de personne et son droit à l’amour » (Roncalli)

« Celui qui est fidèle dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l’est aussi dans les grandes. » (Luc 16:10)

Quelle erreur serait de ne pas m’inclure dans cette prospection !

Commentaires

  • Irvine, 21/07/2015 00:00

    Une étude poussée qui méritait bien deux éditos. C’est aussi un message profond dont les ramifications sont certaines et exigent une introspection honnête. Par contre et en contradiction avec les tendances actuelles, cette introspection doit être faite moins avec le soi en premier plan et beaucoup plus en soumission à Dieu. Après l’erreur plus ou moins inévitable, quelle attitude ou réaction avons-nous ?
    Merci Lerdami pour ce message édifiant, et pour ces nombreuses questions ouvertes, qui provoquent à la réflexion. Je suis un être désespéramment faillible qui ne peut espérer le salut que par la rédemption offerte par Jésus.

  • lerdami, 21/07/2015 00:00

    lerdami répond à Irvine : un 3ème volet (déjà écrit) poursuit ces 2 premiers. Merci @ toi le Californien :)

  • Le Drom, 21/07/2015 00:00

    Bonjour Lerdami,
    Tout est grâce de Dieu et tout nous vient de lui, mais notre vieille nature revient toujours au galop et je me surprend encore à juger voir à condamner les erreurs qui me semblent évidentes chez mon prochain!!!! je vois la paille dans son oeil et ne me rend pas compte que dans le mien il y a une énorme poutre. Que Dieu nous aide à voir mon frère ma soeur comme étant au dessus de nous et rester dans l'humilité!!!! Et surtout regarder mon prochain au travers Jésus comme Dieu me regarde au travers de lui. J'ai besoin, nous avons besoin d'être visité par le Saint Esprit.
    Merci mon cher frère et à bientôt.

  • Geogui, 24/07/2015 00:00

    Ton développement sur l'erreur semble d'une telle subtilité , qu'il me pousse à approfondir ma perception de son message: si l'on revient à ton verset d'introduction, Jésus a été emmené à le prononcer à destination de certains sadducéens (des juifs qui ne croyaient pas à la résurrection des morts). Nous savons que souvent , ils l'abordaient dans le but de Lui tendre un piège ( Mat.16:1) Dès lors, nous comprenons pourquoi sa réponse fut celle-ci! Nous dirons qu'Il a été tendre avec eux, en qualifiant leur propos (versets 24 à 28) d'erreur. En effet, il y a erreur , quand il n'y a pas d'intention malveillante de la part de celui qui commet l'erreur, quand il y a méprise totale de sa part . Evidemment, les sadducéens pouvaient être sincères, dans leurs convictions concernant la non résurrection; en cela, ils démontraient leur ignorance des Ecritures et de la Puissance de Dieu
    Pour être, plus proche de tes propos, il va de soit que l'erreur n'est plus erreur, quand on a reconnu s'être trompé. Dès qu'on a la vraie connaissance d'un fait, d'une attitude, d'un concept, on ne doit plus prétendre se cacher derrière son ignorance , pour affirmer qu'on s'est trompé! Dans ce cas, en agissant toujours selon son erreur de départ, c'est pécher. Tant que l'on est dans l'ignorance, on est pardonnable; mais si l'on est éclairé sur l'affaire, on doit s'abstenir d'agir.

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