On rapporte que l’apôtre Pierre allait être mis à mort à Rome. C’était l’an 65. Comme l’heure fatale approchait, le grand apôtre saisi d’angoisse, réussit à surprendre la vigilance de ses gardiens et à s’échapper de la capitale.
Comme Pierre quittait Rome à l’endroit où s’élève une petite chapelle, l’apôtre fugitif rencontra le Christ. Il reconnut sa face bénie qu’il avait si souvent contemplée sur la terre. Etonné et frappé d’effroi à la vue d’une telle vision, l’apôtre s’écria : « quo vadis, domine ? Maître, où vas-tu ? »

La voix attristée du Sauveur laissa tomber ses mots : Je vais à Rome pour y mourir à ta place.
Le courage de martyr s’éveilla aussitôt dans le cœur repentant de l’apôtre qui, faisant demi-tour, reprit le chemin de Rome.
Ainsi que l’avait prophétisé le Sauveur, ses persécuteurs se saisirent de lui, lui étendirent les mains sur une croix et le menèrent où il ne voulait pas aller.

Crucifié la tête en bas, d’après la tradition – car il se jugeait indigne d’être crucifié comme son Sauveur- l’ardent apôtre passa au travers des supplices dans la glorieuse présence du Seigneur.