Suite de l'article : Romain 9, versets 1-3

Dans les v4-5, nous retiendrons trois points : l’identité du peuple, son patrimoine et Celui qui, selon la chair, en est issu : Jésus.

Identité (v.4) : Qui sont les Israélites ?
Le mot «Israël» apparait pour la première fois dans Gen 32:29, lorsqu’il fut attribué à Jacob par l’ange et confirmé par Dieu dans Gen 35:10-12. Mais déjà, dans Gen 14:13, il est rapporté, concernant l’ancêtre Abraham : «Abram, l’Hébreu». Et les générations des «Fils d’Israël» se sont succédées jusqu’à nos jours. Quant à nous, n’oublions pas que nous étions l’«olivier sauvage» qui a été «enté contrairement à sa nature sur l’olivier franc» (Rom 11:17-24), et que nous sommes devenus, grâce au sacrifice du Sauveur («Car le salut vient des juifs : Jean 4:22), la descendance spirituelle d’Abraham, «Le père de tous ceux qui croient» (Rom 4:11). Ceux donc qui ont «revêtu l’homme nouveau…, selon l’image de celui qui les a créés» (Col 3:9-10) s’identifient à l’«Israël de Dieu» (Gal 6:16 ; 3:28 ; Col 3:11).
Nous sommes également pourvus du titre de chrétiens, «christianos» en grec, tiré de «Christos = Christ» qui signifie «oint». Nous sommes donc porteurs de cette onction divine qui nous confère à la fois une sainte et respectueuse crainte et une grande responsabilité devant Celui que nous devons honorer. Jacques nous le rappelle : «Le beau nom que vous portez» et dénonce ceux qui l’outrage (Jacq 2:7). Alors, célébrons-Le de tout notre cœur, faisons-Le connaitre à ceux qui nous entourent et donnons-leur envie de vivre notre expérience, à l’instar de Paul devant Agrippa (Actes 26:26-29).
Si, comme nous l’avons relaté précédemment, «les fils d’Israël» pouvaient se recommander de ce patronyme, pour l’avoir hérité de leur aïeul Jacob qui l’avait lui-même reçu de Jéhovah, il en est pareillement pour nous : Celui qui s’est livré volontairement pour nous racheter et qui nous a sauvés en faisant de nous de nouvelles créatures, nous a acquis pour Lui : «Vous, au contraire, vous êtes… un peuple acquis, …» (1 Pierre 2:9), «… l’Eglise du Seigneur qu’Il s’est acquise par son propre sang» (Actes 20:28) et nous Lui appartenons : «et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu» (1 Cor 3:23). Et, pour souligner le caractère, ô combien sacré et enrichissant de cette intimité, Eph3:16-17 ajoute : «afin qu’Il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi».
Il n’est donc pas étonnant que, dans 1 Pierre 4:14-16, «le Nom de Christ» et «Chrétien» se confondent, de sorte que souffrances et outrages (cf. Jacq 2:7) ne nous accablent nullement car «l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur nous» (v14), et nous sommes rendus capables, au sein de ces tribulations, de glorifier «Dieu à cause de ce Nom» (v.16) et il en résulte de surcroît pour nous un sentiment de joie profonde.

Deux textes qui vont dans le sens de ce qui précède sont laissés à notre méditation:
  • 1 Pierre 2:19-25 : dans une situation semblable à celle que nous venons d’évoquer, comment réagissait Jésus face à ses adversaires ? Le verset 23 nous apporte la réponse : «Lui qui, injurié, ne rendait point l’injure, maltraité, ne faisait point de menaces mais s’en remettait à Celui qui juge justement», et le verset 21 est très clair, nous concernant : «Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces». Une très bonne instruction qui, mise en pratique par chacun de nous, éteindra tout conflit qui pourrait surgir entre frères et sœurs, et sera une grande source de bénédictions pour l’Eglise.
  • 2 Pierre 3:3-7 et 9 ; 1 Tim 2:3-4 : comment Dieu se comporte-t-Il à l’égard de ceux qui se moquent ouvertement de Lui ? Nous nous apercevons, en étudiant les versets susmentionnés, qu’il aime ceux qui dressent le poing contre Lui, «ne voulant pas qu’aucun périsse mais voulant que tous arrivent à la repentance» (v.9). Quelle belle leçon pour nous ! Quelle attitude adopter envers ceux qui nous font du mal ou qui veulent nous nuire ? Si le fruit de l’Esprit dont le premier «quartier» est l’amour est en nous, nous oublierons bien vite les avanies, pour ne penser qu’à leur salut, et de tout cœur, nous intercèderons auprès du trône de la grâce. Les incidents ont-ils éclatés à l’intérieur de la communauté des saints ? Gardons la même tendresse et la même ferveur dans la prière pour les coupables. «Ne cause pas… la perte de celui pour lequel le Christ est mort» (Rom 14:15 : 1 Cor 8:11).


A suivre...