A) Introduction :

B) La trilogie :

I : Formation :

1. Appel :

2. Rachat :

a) Abraham (Es. 29:22)
b) Jacob (Es. 44:23)
c) "Je témoignerai de la fidélité à Jacob, de la bienveillance à Abraham" (Mic. 7:20).

3. Noms :

a) Dieu
b) Abraham
c) Isaac
d) Jacob
Voir l'article précédent

4. Pays :

a) Abraham :
  • C'est un don de l'Eternel à Abraham : "Je suis l'Eternel qui t'ai fait sortir d'Ur-des-Chaldéens, pour te donner ce pays en possession" (Gen 15:7), puis à sa descendance avec lui (Gen. 13:15 ; 17;8 ; Act. 7:5) et à elle après lui (Gen. 12:7a ; 15:18a ; 24:7).
    De plus, Il l'a fait sur la base d'une alliance (Gen. 15:18a), d'un serment (Gen. 24:7) et d'une promesse de possession perpétuelle (Gen. 17:8). Ajoutons encore qu'à travers le patriarche, Il a prévu la multiplication terrestre "comme le sable qui est au bord de la mer" (Gen. 22:17a) ou "comme la poussière de la terre" (Gen. 13:16) mais aussi céleste "comme les étoiles du ciel" (Gen. 22:17a).
    De tout ce qui vient d'être écrit, il ressort nettement que le Très-Haut n'a pas envoyé son peuple à l'aventure mais qu'au contraire, Il a tout préparé minutieusement et de riches bénédictions étaient déjà acquises, quand ils pénétrèrent sur leur sol.
    "Venez car tout est déjà prêt" (Luc 14:17). C'est une invitation pour chacun de nous, pourquoi donc tarderions-nous à nous saisir de tout ce qui est à notre disposition et à courir "avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le Chef et le Consommateur de la foi..." (Heb. 12:2) ? Pour nous, le pays à conquérir, c'est le monde et, pour nous stimuler, Jésus nous affirme : "Tout pouvoir m'a été donné dans le ciel et sur la terre" (Matt. 28:18-20) ; cet ordre est réitéré dans Marc 16:15 avec cette conclusion encourageante : "Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les miracles qui l'accompagnaient" (v. 20).
    Nous remarquons encore que le Tout-Puissant avait fixé les frontières du pays (Gen. 15:18b ; Jos. 1:4 ; Deut. 11:24).
    Mais l'évangile n'a pas de limites, comme l'indique Col. 1:3-8 : "Il est au milieu de vous et dans le monde entier ; il porte des fruits et il va grandissant..." (v. 6). Et ses ennemis, face à ceux qui le prêchaient, avouaient malgré eux : "... ces gens qui ont bouleversé le monde..." (Act. 17:6). Nous nous réjouissons qu'il en est toujours de même aujourd'hui et que sur tous les continents, la bonne nouvelle est abondamment semée dans les cœurs.
    S'il faut cependant parler de bornes, eh bien, nous les entendons de la bouche même du Christ : "Il faut que Je fasse, tandis qu'il est jour, les œuvres de Celui qui m'a envoyé ; la nuit vient, où personne ne peut travailler" (Jean 9:4). Profitons donc de la possibilité qui nous est encore offerte, pour étendre les cordages (Es. 54:2).
  • Abraham avait aussi sa part à accomplir dans la promesse de cette future terre d'Israël.
    "Lève donc les yeux et, de l'endroit où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l'est et l'ouest" (Gen. 13:14). Il ne devait pas la vivre seulement en espérance mais également s'y attacher en la considérant par la foi et, par là même, manifester sa profonde reconnaissance à son généreux Donateur.
    Le Messie tenait un langage similaire à ses disciples, et nous en ferons pareillement bon usage : "Voici, Je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson" (Jean 4:35). Prenons donc position dans ce que nous avons observé et amassons "des fruits pour la vie éternelle" (v. 36 ; cf. Col. 1:6 déjà cité).
    Autre tâche pour Abraham, celle de parcourir le pays en long et en large "car Je te le donnerai" (Gen. 13:17). Il pourrait paraître surprenant que Dieu ait commandé une telle chose à Abraham, alors que nous lisons dans Act. 7:5 : "Il ne lui donna aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied (dans le sens de s'y établir) mais Il promit de lui en donner la possession, et à sa postérité après lui". Héb. 11:9 reprend la même pensée qui est introduite par "c'est par la foi", et cette expression a été déterminante dans la vie d'Abraham qui a été un chaînon essentiel dans la réalisation du plan que le Souverain avait projeté pour son peuple.
    Nous sommes aussi des "étrangers et voyageurs sur la terre" (1 Pie. 2:11), celle-ci n'est pas notre résidence principale, mais comme Pierre, "nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera" (2 Pie. 3:13). Toutefois, ici-bas, il nous appartient de préparer le retour du Sauveur, en conviant les âmes à se livrer à Jésus, afin qu'elles soient "enlevées avec nous sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs" (1 Thess. 4:17).
  • Un dernier mot sur Abraham, en conclusion de ce chapitre. Quoique n'ayant pas séjourné sur la terre d'Israël, comme nous l'indique l'Ecriture, son passage a été remarqué car il y a laissé un bon souvenir. Josaphat a parle de lui en termes élogieux : "... et qui l'a donné pour toujours à la descendance d'Abraham qui L'aimait" (2 Chron: 20:7). Néhémie, de son côté, rappellera à l'Eternel, au sujet d'Abraham, qu'Il a choisi celui qu'Il a trouvé avec un cœur fidèle devant Lui (Néh 9:7-8). Amour et fidélité pour Jéhovah ont accompagné Abraham dans tout ce qu'il a fait pour Lui. Il fut encore, avec Isaac, un marcheur pour la bonne cause, selon le compliment de Jacob : "Que le Dieu en présence de qui ont marché mes pères Abraham et Isaac…" (Gen. 48:15).
    Puissions-nous avoir de telles ambitions pour Celui que nous chérissons ! "Pour nous, nous L'aimons parce qu'Il nous a aimés le premier" (1 Jean 4:19). Dans tout ce que nous entreprenons, faisons tout pour sa gloire (1 Cor. 10:31). Et les deux versets suivants nous laissent en l'apôtre Paul un merveilleux exemple, quant à notre comportement souhaité à l'égard de nos frères et de nos sœurs et envers ceux qui nous entourent.
b) Isaac (Gen. 26:2-5) :
  • Isaac, fils d'Abraham, pouvait lui être reconnaissant du bon témoignage que ce dernier a porté et que le Seigneur ne manque pas de souligner à Isaac. Ainsi lui dira-t-Il : "... car c'est à toi et à ta descendance que Je donnerai toutes ces terres ; Je tiendrai ainsi le serment que J'ai prêté à ton père Abraham" (v. 3b). Et Il ajoute au v. 5 : "En effet, Abraham a écouté ma voix, il a observé mon ordre, mes commandements, mes prescriptions et mes lois".
    Félicitations aux pères et aux mères qui ont le souci d'obéir à Dieu en tous points pour L'honorer et pour être des modèles pour leurs enfants, en songeant à leur avenir spirituel.
  • Mais le Très-Haut s'est aussi adressé à Isaac pour l'assurer de sa Présence et de sa bénédiction (v 3a) qu'Il développe au v. 4. Il lui confirme que le pays appartiendra à sa descendance et que toutes les autres nations en bénéficieront. C'était son plan pour son peuple et pour tous les autres mais encore fallait-il qu'il puisse compter sur les successeurs d'Isaac, et, pour ce faire, que ce dernier marche sur les traces de son ancêtre et soit un exemple pour ceux qui le suivront.
    Nous aurions tort d'être réticents, lorsque notre Maître nous réclame à son service, puisqu'Il nous garantit de son soutien et de son aide. D'autre part, nous sommes des chaînons dans l'exécution de son dessein, afin que, par notre moyen, d'autres se lèvent, à commencer par les nôtres, et poursuivent le labeur. C'est ce que Paul enseignait à Timothée, pour, qu'à son tour, il le révèle à des hommes fidèles (2 Tim. 2:2).
c) Jacob :
  • Gen. 28:13-15 :
    Jéhovah est immuable dans ses déclarations. Ce qu'Il a communiqué à Abraham en son temps, Il le répète au petit-fils. Il s'engage vis-à-vis de Jacob (v. 15), comme Il l'a fait pour ses ascendants, et sa descendance sera pareillement innombrable. Enfin, comme son aïeul, il s'étendra sur toute la surface du pays (v. 14a ; cf. 13:14,17).
    Quelles leçons se dégagent pour nous ? Notre Souverain l'affirme : "C'est moi, l'Eternel, et Je n'ai pas changé" (Mal. 3:6). Peut-être souhaiterions-nous qu'Il suive l'évolution du monde, afin que nos désirs humains soient satisfaits mais Il nous renvoie aux anciens sentiers, et ce sera toujours ce qu'il y a de meilleur pour nous (Jér. 6:16a).
    Nous l'avons déjà écrit plus avant, et c'est aussi une instruction pour nous, notre Roi ne fait pas de différence entre ses enfants, et il doit en être de même entre nous.
    Son serment pour chacun de nous appelle évidemment de notre part la réciprocité. Comme David, nous Lui rendons ce qu'Il nous a donné (1 Chron. 29:14), avec ce que nous avons fait valoir, et non comme le serviteur paresseux de la parabole (Matt. 25:14-30).
    "Toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance" (Gen. 28:14b). La position de l'Eternel à ce sujet était constante et claire : les patriarches qu'Il avait choisis et comblés devaient être à leur tour source de bénédictions pour les autres peuples. Cette injonction accompagnait la proclamation adressée à Abraham (Gen. 12:1-3), elle fut répétée à Isaac (Gen. 26:4) et ici à Jacob.
    Ferions-nous moins à l'égard de nos frères, de nos sœurs et de nos semblables, nous qui avons été "bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ" (Ep. 1:3) ? Notre Père compte sur nous, pour que nous leur portions ce que nous avons reçu nous-mêmes.
  • Gen. 35:11-12 :
    Le Tout-Puissant réitère à Jacob ce qu'Il lui a annoncé en 28:13-15 mais deux points méritent réflexion (v. 11).
    "Sois fécond et multiplie-toi". Nous avons relevé précédemment ces expressions : "Je ferai de toi une grande nation et Je te bénirai" (Gen. 12:2a) ; "Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel" (Gen. 26:4a) ; "Me voici ! Je te rends fécond, Je te multiplierai et Je ferai de toi une foule de peuples" (Gen. 48:4a), pour, dans l'ordre : Abraham, Isaac et Jacob. Mais, ici, Jacob doit participer à la multiplication des peuples.
    Nous l'avons bien compris, le Très-Haut fait sa part en nous rendant capables (2 Cor. 3:5-6) et en travaillant même en nous le vouloir et le faire (Phili. 2:l3) mais Il nous conduit également vers les âmes auxquelles nous avons à témoigner de notre amour et du salut qu'Il offre.
    "Une nation et une foule de nations naîtront de toi". La différence est ici nettement marquée : "une nation", Israël, "et une foule de nations", toutes les autres nations.
    Mais le sacrifice de Jésus a tout réuni en un seul corps, et Paul le fait savoir aux Galates : "il n'y a plus ni Juif, ni Grec, il n'y a plus ni esclave, ni libre, il n'y a plus ni homme, ni femme car tous vous êtes un en Jésus-Christ" (Gal. 3:28).
  • Gen. 28:3-4 :
    Isaac confirme ce que nous avons étudié plus haut. Ayant bénéficié des bons conseils de son père et en ayant fait un judicieux profit, il pratique de même envers son fils Jacob.
    C'est ce qu'Asaph, sous l'inspiration, a rédigé dans le Ps. 78:5-7 : transmettre de génération en génération le beau message du salut, afin que chacun le reçoive et le vive pour la gloire du Seigneur et Lui reste attaché, se confiant en Lui, se souvenant de ses bienfaits et observant ses commandements.
  • Ez. 28:25 ; 37:25 :
    En s'acquittant fidèlement de la tâche qui lui avait été imputée et qui a traversé les temps, Jacob a été honoré, et ce fut à la gloire de son Souverain.
    Pouvons-nous expérimenter de telles choses ? Oui, si nous persévérons dans notre travail pour le Seigneur, avec la profonde ambition de Lui plaire en tout. Et retentira alors cette acclamation : "C'est bien, bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, Je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton Maître" (Matt. 25:21).