A) Introduction :

B) La trilogie :

I : Formation :

1. Appel :

2. Rachat :

a) Abraham (Es. 29:22)
b) Jacob (Es. 44:23)
c) "Je témoignerai de la fidélité à Jacob, de la bienveillance à Abraham" (Mic. 7:20).

3. Noms :

a) Dieu
b) Abraham
c) Isaac
d) Jacob

4. Pays :

a) Abraham
b) Isaac (Gen. 26:2-5)
c) Jacob

Voir l'article précédent

II : Autres considérations :

1. Référence :

a) Malgré leurs faiblesses et leurs manquements passagers, Abraham, Isaac et Jacob ont laissé un magnifique témoignage, à tel point que plusieurs personnages bibliques leur ont fait référence, en s'adressant à Dieu ou à leurs semblables.
Posons-nous la question : Marquons-nous spirituellement notre temps, nous y employons-nous, non pour paraître ou pour en tirer une vaine gloire mais pour être un encouragement pour nos frères et nos sœurs, voire pour ceux du dehors ? Et comment y parvenir, sinon en nous conformant à notre céleste Modèle ? Que ce soit donc un profond désir en nous : ressembler le plus possible à Jésus, afin qu'à travers nous, nos semblables Le voient.

b) En examinant quelques noms, nous nous apercevons que, ou bien ils s'adressaient à l'Eternel des patriarches, ou bien ils se recommandaient d'eux.
  • Jacob en est un exemple frappant.
    Dans sa querelle avec Laban, il lui lancera : "Si le Dieu de mon père, le Dieu d'Abraham, la terreur d'Isaac, n'avait été pour moi, tu m'aurais maintenant laissé partir les mains vides" (Gen. 31:42).
    Sommes-nous pris dans quelque conflit, rencontrons-nous de l'opposition ? Ne nous mettons pas en avant, n'essayons pas de faire valoir nos bonnes raisons mais "remets ton sort a l'Eternel, confie-toi en Lui et c'est Lui qui agira" (Ps. 37:5).
    Cette fois, Jacob crie à Jéhovah car il se sent en danger, à cause de son frère (Gen. 32:10-13), alors, il prend son père et son grand-père pour appui.
    Notre garantie dans la prière, quel qu'en soit le sujet, c'est en Christ que nous l'avons, Il est en étroite relation avec son Père. "Et tout ce que vous demanderez en mon Nom, Je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils" (Jean 14:13). Nous n'avons donc pas à craindre mais simplement à mettre toute notre confiance en Lui.
  • Moise doit intercéder pour le peuple coupable, et, pour tenter "d'adoucir" la colère du Tout-Puissant, il va Lui rappeler Abraham, Isaac et Jacob et ses promesses à leur égard (Ex. 32:11-13), et il obtiendra son regret (v. 14; cf. aussi Deut. 9:26-29).
    "La prière fervente du juste a une grande efficacité" (Jacq. 5:16b). Voici un autre genre de requête : nous soucier des problèmes qui peuvent exister dans l'église locale dont nous faisons partie et les porter devant le Très-Haut avec ferveur, ne restons pas indifférents, croyons à l'efficacité de notre démarche auprès de Lui.
  • Sur le point de quitter la terre, David pense à son peuple et, s'appuyant sur ses devanciers, il s'écriera : "Eternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, nos pères, garde pour toujours dans le cœur de ton peuple ces dispositions de pensée et affermis son cœur en Toi" (1 Chron. 29:l8).
    Sommes-nous atteints par l'âge, avons-nous l'impression d'être devenus inutiles ? Détrompons-nous, nous avons encore la possibilité de prier pour ceux et celles que nous allons laisser, pour leur maintien spirituel, pour que ce à quoi nous avons contribué, ils le continuent et pour qu'ils conservent la même vigueur pour leur Maître. Ne partons pas en égoïstes, ceux qui restent ont besoin de nous jusqu'a notre dernier souffle.
    Joas, roi d'Israël, était descendu vers Elisée pour le pleurer. Mais le prophète, quoiqu'"atteint de la maladie dont il mourut", eut encore la force de lui donner des ordres et de lui confier une mission (2 Rois 13:14-19).
  • Si Elie fait allusion aux patriarches (1 Rois 18:36-37), c'est avant tout leur Dieu, le sien et le nôtre qu'il honore et c'est Lui qu'il veut faire reconnaître dans son intervention auprès du peuple et devant les faux prophètes.
    Ceci confirme ce qui a été écrit plus haut : dans tout ce que nous faisons, que notre Bien-Aimé ait toute sa place "car tout ce que nous faisons, c'est Toi qui l'accomplit pour nous" (Es. 26:12). Et qu'ainsi, par nous, Il soit révélé au monde.
  • Ezéchias ordonna à ses coureurs d'aller vers le peuple, pour les exhorter à revenir "à l'Eternel, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, afin qu'Il revienne à vous" (2 Chron. 30:6).
    Notre mission repose sur le commandement de Jésus : "Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit" (Matt. 28:19). Nous n'avons pas à attirer les âmes à nous mais à Celui qui nous a envoyés, c'est Lui qu'ils doivent découvrir.
  • Après la guérison du paralytique, Pierre s'adresse à la foule en ces termes : "Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus que vous avez livré et renié devant Pilate qui était d'avis qu'on Le relâchât" (Act. 3:13).
    Des hommes de renom ont laissé et laissent encore d'illustres traces par leurs paroles et par leurs actes, comme ces patriarches dont nous nous sommes entretenus dans ce chapitre mais Celui qui demeure éternellement (Heb. 13:8) et qui est au-dessus de tout (Ep. 1:20-23), c'est Christ. Ne nous laissons donc pas entraîner par ceux qui se targuent de visions ou de révélations particulières, notre Messie est Celui qui vit en nous (Gal. 2:20) et il est notre tout. Les apôtres, lors de la transfiguration, ont vu des choses sublimes et contemplé Moïse et Elie mais Matthieu termine son récit par ces mots : "... et ne virent que Jésus seul" (Matt. 17:1-8).

2. Descendance :

a) Jer. 33:25-26 : C'est le Très-Haut Lui-Même qui se réfère aux patriarches et qui démontre à leur descendance la solidité indéfectible de son alliance avec eux, puisqu'Il la compare à celle traitée avec le jour et la nuit.
Ces générations futures méritaient d'être rejetées, parce qu'elles avaient malheureusement versé dans la corruption, le livre de Jérémie en apportant la triste preuve. Mais, d'une part, l'amour infini du Seigneur pour son peuple "car sa colère dure un instant mais sa faveur toute la vie" (Ps. 30:6), et, d'autre part, le bon témoignage rendu par les ancêtres, ont motivé sa compassion à l'égard de ceux et celles qu'Il était heureux de ramener dans leur pays.
Combien est important ce que nous devons être devant notre Roi et devant nos semblables ! Notre attitude a davantage de répercussions que ce que nous pouvons imaginer, d'où ce désir qui doit être en nous de faire "tout pour la gloire de Dieu" (l Cor. 10:31, verset déjà cité), afin que, comme nos ascendants, nous soyons des sources de bénédiction et que notre comportement louable influence les jeunes postérités.
Il est d'autant plus important que nous y veillions attentivement car, hélas, l'inverse existe également, tel le cas de Manassé. Pendant toutes ses années d'impiété, il multiplia les abominations, à tel point que presqu'un siècle plus tard, les conséquences de ses péchés étaient toujours présentes et ont abouti à la déportation de la tribu entière (2 Rois 24:3-4). Que cela nous fasse réfléchir !

b) Ps. 105:6-11 ; l Chron. 16:13-18 : Le psalmiste invite ses auditeurs à se souvenir de tout ce que l'Eternel a fait pour leurs ancêtres, de l'importance de l'alliance conclue avec eux, sous ses divers aspects : serment, prescriptions... et de son caractère immuable, comme nous l'avons mentionné au paragraphe précédent. D'ailleurs, le Ps. 105 est un rappel de l'histoire d'Israël, jusqu'à sa sortie miraculeuse d'Egypte, afin qu'ils gardent en mémoire tout ce que leur Libérateur a été et a fait pour eux.
Il n'est évidemment pas question de rester sur le passé et de s'en contenter. Nous avons besoin, présentement, de choses nouvelles qui n'éclipseront pas celles du passé, bien au contraire, ces dernières nous serviront de tremplin, pour nous projeter vers un avenir qui nous émerveillera car Celui qui a fait des miracles et des signes autrefois est le Même qui veut les répéter aujourd'hui, et encore plus abondamment, si nous sommes prêts à les saisir avec une foi semblable à celle qui animait nos ainés.

3. Dans le royaume des cieux :

Destination glorieuse que nous partagerons avec tous ces illustres patriarches qui nous auront devancés. La Bible déclare en effet que nous serons "à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux" (Matt. 8:11-12 ; Luc 13:28-30). Après avoir connu des fortunes diverses ici-bas et avoir accompli jusqu'au bout notre travail, à eux et à nous pourra être appliqué ce verset : "Oui, dit l'Esprit, afin qu'ils se reposent de leurs travaux car leurs œuvres les suivent" (Ap. 14:13b).
Mais dans ce concert de joie, il y a une note sombre : "Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors où il y aura des pleurs et des grincements de dents" (Matt. 8:12). Ce sont les descendants directs de ceux à qui le pays a été donné, et ils l'ont construit mais ils n'ont pas marché dans l'empreinte de leurs devanciers, et il leur est arrivé ce que relate 1 Cor. 10:5 : "Mais la plupart d'entre eux ne furent pas agréables à Dieu, puisqu'ils périrent dans le désert". Comprenons bien et tenons-en compte : si la raison évoquée pourrait nous paraître secondaire : "pas agréables à Dieu" elle prend une toute autre importance aux yeux du Seigneur.
Certains, peut-être, se satisferont, en arrêtant leur lecture au v.11 de Matt. 8. Ce qu'il révèle les réjouit et ils se voient déjà assis avec les patriarches, comme nous l'avons écrit plus haut. Mais attention, ne nous leurrons pas : parmi tous ceux et toutes celles qui auront été rachetés par le sacrifice de Jésus, ne pénétreront dans le royaume des cieux que ceux et celles qui auront servi fidèlement jusqu'au bout leur Maître ici-bas. (Le texte de Matt. 8:11-12 a déjà été évoqué antérieurement, nous l'avons repris ici et élargi).
Encore un mot sur ces deux versets. Le Christ ne fait aucune distinction entre les hommes, c'est eux au contraire qui en sont les responsables, selon qu'ils acceptent ou refusent le salut qui leur est offert gratuitement par le Sauveur. Le désir de notre Bien-Aimé pour chacun de nous est contenu dans Gal. 3:28 : "Il n'y a plus ni Juif, ni Grec, il n'y a plus ni esclave, ni libre, il n'y a plus ni homme, ni femme car tous, vous êtes un en Jésus-Christ".

III : Final

"... et de qui est issu, selon la chair, le Christ qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen!" (v. 5b). Dans les v. 4-5a, nous nous sommes entretenus de la loi et de ce qui s'y rattachait. Mais la mention du Messie en conclusion de cette première partie revêt tout son intérêt. Paul veut convaincre ses lecteurs que, quoiqu'étant Juifs et ayant la loi, ils ont besoin de Jésus. Dans Gal. 3:19, il leur explique la raison de la loi, tout en précisant : "... jusqu'à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite". Et Il poursuit aux v. 24-25, en démontrant son rôle temporaire. La suite de Rom. 9 va dans le même sens.
Autre remarque : Rom. 9:5b est confirmé par Jean 4:22 : "Le salut vient des Juifs". Mais avec ce verset, le Christ prédit à ceux de sa nation, et nous sommes aussi concernés, que sa venue et son sacrifice salutaire vont bouleverser les choses établies dans le domaine de l'adoration (v. 23-24), comme dans tous les autres. Et quelle transformation heureuse s'est opérée dans le cœur de ceux et celles qui ont répondu favorablement. Et tous, sans aucune distinction, sont conviés.