Le culte sur la nouvelle alliance


L'Ancienne Alliance et Jésus



1. Le culte: dans les chapitres 7 et 10 de l'épître aux Hébreux, nous rencontrons deux fois ce mot (8:5; 9:1) et, à chaque fois, il est en étroite relation avec la construction du tabernacle.
a) Le premier texte stipule: «lesquels, les sacrificateurs, célèbrent un culte, image et ombre des choses célestes, selon que Moïse en fut divinement averti, lorsqu'il allait construire le tabernacle: «Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d'après le modèle qui t'a été montré sur la montagne». Le service des sacrificateurs au tabernacle (13:10) était la copie et l'ombre des choses célestes, et Moïse devait le construire rigoureusement selon le modèle. Sans aucun doute, tout cela annonçait la venue de cet autre Souverain Sacrificateur, Jésus, qui a tabernaclé (litt.) parmi nous (Jean 1:14) et qui a dressé son tabernacle (Héb. 8:2), l'Eglise, dont Il est le chef, et «qui est son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous» (Eph 1:22-23).

Il est devenu ministre, soit serviteur, (cf Luc22:27), terme différent dans l'original grec, du tabernacle (Héb 8:2),non plus comme les sacrificateurs, obligés «d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour leurs propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, car ceci, Il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant Lui-même» (7:27), et «s’est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux» (8:1). Aussi, dans ce tabernacle qui est l'Eglise, rappelons-le, nous sommes bénéficiaires «d'une alliance plus excellente qui a été établie sur de meilleures promesses» et dont notre Messie est le médiateur (8:6).
b) Comme nous l'avons écrit plus haut, ce second récit (9:1-15) nous entretient également du tabernacle et de plusieurs détails de plusieurs détails le composant. Tout ce passage (v 1-10) démontre, on ne peut plus clairement, que ces institutions «étaient les ordonnances charnelles imposées seulement jusqu'à une époque de réformation» (v10).

Puis suivent les versets 11 et 15, qui nous présentent le Souverain Sacrificateur par excellence, Christ, dont il nous est rapporté qu' «Il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait qui n'est pas construit de main d’homme, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création» (v11). N'oublions pas, comme nous l’avons souligné plus avant, que Jésus, «la Parole faite chair… a habité (litt. tabernaclé) parmi nous, pleine de grâce et de vérité» (Jean 1:14), Il a traversé, une fois pour toutes, ce tabernacle dans une chair semblable à la nôtre, tout en gardant sa divinité, et cela L'a conduit à mourir sur la croix à notre place. «Et Il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle» (Héb 9:12). Et par son sacrifice librement consenti, nous sommes rachetés, si nous acceptons son salut. (Tit 2:11-14).

Les «biens à venir» ou, plus littéralement, «les bons à venir», se trouvent dans la loi mais sont sans force  (Héb 10:1) mais ils sont rendus opérants par le Sauveur (9:11) car Il est le Bon (Marc 10:18), et sa bonté L’a poussé à se livrer à notre place au calvaire.

2. Le sang: Plusieurs textes mettent en parallèle le sang des animaux et celui de Jésus, son propre sang qu'Il a versé pour chacun de nous.

«Car si le sang des taureaux et des boucs et la cendre d'une vache, répandue sur ceux qui sont souillés, sanctifient et procurent la pureté de la chair, combien plus le sang de Christ qui, par un Esprit éternel, s’est offert Lui-même sans tâche à Dieu, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, afin que vous serviez le Dieu vivant» (9:13-14). L'action très limitée du sang des taureaux exigeait «une époque de réformation» (v10) qui est intervenue, et le sang de Christ nous a purifiés entièrement et nous a rendus capables de le servir «car il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés» (10:4), et les versets précédents (1-3) en fournissent la preuve. Remémorons-nous donc son offrande volontairement consentie car ce merveilleux salut dont nous jouissons déjà ici-bas en dépend.

Pour confirmer les lignes ci-dessus, citons encore 13: 11-12 qui marque nettement la différence entre «les corps des animaux dont le sang est porté dans le sanctuaire par le souverain sacrificateur pour le péché» (v11) et Jésus, «afin de sanctifier le peuple par son propre sang» (v12). Ce qui était impossible à la loi et à ses représentants, notre Sauveur l’a accompli pour nous. À Lui, notre reconnaissance éternelle !