La route que je suivais montait, et tout en bas de la montée, un jeune homme à bicyclette devait la trouver terriblement dure, d’autant plus que le vent était contraire. Mais juste au moment où c’était le plus ardu, un car se mit à rouler dans la même direction. Comme il n’allait pas trop vite, le jeune homme pût attraper la barre de l’arrière, vous devinez ce qui arriva ; le cycliste fit le voyage comme un oiseau !

Et une pensée traversa mon esprit : « voilà », me dis-je, « je ressemble à ce garçon éreinté. Je pédale à la montée contre toutes sortes de choses contraires. Mais là, à portée de ma main, se trouve une puissance qui s’offre à moi, celle du Seigneur Jésus. Je n’ai qu’à maintenir la communion avec lui, et même si je ne le touche que du faible doigt de ma foi, ce sera suffisant pour que sa force devienne mienne, pour m’aider à accomplir ce peu de service pour lui, qui me semble néanmoins dépasse mes forces.

Ces simples réflexions firent s’envoler mon découragement et ma lassitude.